Plus de 21,000 participants sont attendus cette année selon la Fédération Internationale des Sports Equestres, qui administre ce sport. Grossièrement, 400 événements vont être organisés dans la discipline en 2005 contre 350 en 2004.
Vous allez consulter un cheval d`endurance, mais si vous ne savez pas ce qui s`est passé, alors comment allez vous savoir comment traiter ? a demandé Dane L. Frazier, vétérinaire de Terra Vet Services et directeur de diverses organisations d`endurance équestre au niveau local, régional, national et international.
Il est intervenu sur les troubles métaboliques chez le cheval d`endurance dans plusieurs sessions de la Western Veterinary Conférence.
Lors des courses d`endurance, le même couple cheval-cavalier parcourt entre 50 et 150 miles selon l`itinéraire spécifié et dans un temps limité, généralement 12 heures pour 50 miles. Environ 60% des participants vont au bout des courses de 100 miles, et 50% terminent les compétitions internationales les plus difficiles, dit Frazier.
Lors de ces compétitions les plus exigeantes, typiquement les courses internationales de 100 miles où l`enjeu est important, les vétérinaires doivent être prêt à administrer des traitements invasifs (au moins de réhydratation) à 10-20% des chevaux, alors qu`environ 1% peuvent mourir à cause de la course, accidentellement ou des conséquences de déséquilibres métaboliques.
`Sous tous ses angles, nous pouvons qualifier la course d`endurance de sport extrême`, dit Frazier. `Mais vous ne pouvez prédire quel cheval aura des problèmes ni sur la base de la distance parcourue ni sur la vitesse de course`.
Selon Frazier, le problème fondamental à l`origine des troubles chez le cheval d`endurance est que l`animal s`échauffe et doit réguler sa température interne, essentiellement par la transpiration et l`augmentation de son activité respiratoire.
Le stress métabolique qui en résulte, par consommation de l`énergie, déshydratation, pertes électrolytiques et déséquilibre acido-basique, expose l`animal à un fort risque de coliques, de rhabdomyolyse aiguë, de troubles diaphragmatiques et de syndrome de fatigue.
La transpiration est le mécanisme principal de perte liquidienne. Les chevaux d`endurance peuvent perdre 100 livres de poids corporel constitué essentiellement d`eau en 24 heures sur une course de 100 miles. La détermination du statut hydrique est donc cruciale lors du traitement d`un cheval d`endurance.
Les moyens d`évaluer le degré de déshydratation sont :
- le temps de recoloration des muqueuses au niveau gingival
- le temps de remplissage jugulaire
- le pli de peau, qu`il faut prendre à la pointe de l`épaule et non sur l`encolure : `l`encolure vous jouera des tours` prévient Frazier.
En plus de l`eau, les chevaux d`endurance transpirent sodium, potassium, calcium, magnésium et chlorures, donc l`apport des électrolytes est également primordial.
Source: www.dvmnewsmagazine.com/dvm/
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